Je ne peux m'empêcher de m'impartir de projets. J'aime les projets. J'aime les idées originales (enfin, elles le sont de mon point de vue). Je ne cesse d'en avoir. Je ne cesse d'avoir envie de les réaliser.
Mais j'ai crissement pas le temps.
J'ai déjà une entreprise à opérer, qui occupe la grande majorité de mon temps.
Il y a les drames de ma vie personnelle, qui occupent une trop grande partie de mon esprit.
Il y a mes projets personnels, auxquels j'aimerais consacrer plus de temps.
Il y a mes nouveaux projets qui finissent par mourir au niveau pré-embryonnaire.
Et il y a moi qui souffre d'un manque considérable de temps porté au soin de ma propre personne.
Besoin de relaxation, d'activités plus simples - plus saines. Corpore sano, dirait l'autre.
Mais l'incessible bourdonnement d'idées qui germent entre mes deux oreilles me tiens cloué. Si une seconde de temps libre se pointe, je veux lui mettre un projet sur le dos.
C'est l'anarchie cérébrale! On ne sait plus où donner de la neurone!
Je crois que je dois mieux organiser mon temps.
Je dois organiser mon temps, tout simplement - j'ai toujours préféré y aller au jour le jour. Mais je crois que je doit scéduler pour mieux gérer mon stress.
Et dans cette cédule, je doit me garder du temps libre - du temps de relaxation où je peux jouir de la spontanéité d'antan.
Cette spontanéité du temps où les responsabilités étaient moins grandes. Où je pouvait sortir et courir le plus rapidement possible pour aller chez moin ami, qui restait à quatre ou cinq maisons de chez-moi.
De ce temps où prendre le temps, ça n'était pas manquer une opportunité de faire quelque chose de plus productif.
Je crois que c'est ça qui tue. C'est ce qui amène cet espèce de sentiment de culpabilité lorsque je "vole" du temps. Ce temps volé au travail, au projets. Ce temps qui n'est pas saturé de productivité.
Ce temps pour vivre un peu.